Restauration d’une cuisine équipée

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La cuisine est un monde très vaste, tant au niveau de la réalisation que de l’utilisation… Je ne trouve personnellement d’intérêt que dans la conception et la pose de celles-ci.

L’idée ici était d’agrandir la cuisine déjà présente, qui était, disons-le, assez spartiate.

Il s’agit d’une cuisine de marque haute-savoyarde de qualité toute relative… Mais dont le style assez discret et intemporel n’était pas difficilement modulable.


Conception de la cuisine

La solution la plus pratique était de réaliser un îlot au milieu de la pièce pour y insérer la table de cuisson ainsi que la hotte, et ainsi en dégageant le plan de travail tout en réduisant le triangle d’activité de cuisson.

Comme visible ci-dessous, la cuisine ne possède que le défaut « d’exclure » le frigo. Néanmoins, celle-ci permet de créer un espace « bar » reléguant la table pliante en tôle à la cave.

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Choix des matériaux

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Les premiers choix de la propriétaire du bâtiment furent des panneaux mélaminés de couleur béton, beige, et rouge.

Étant dans l’impossibilité de trouver exactement le ton des façades déjà présentes, et n’étant professionnellement pas convaincu par l’utilisation massive de panneaux agglomérés, j’ai vendu à Madame l’utilisation de bois massif.

Pour garder cet esprit vaguement industriel, nous nous sommes dirigés vers des façades en multiplex (surfacé de radiata pine) dont le chant serait légèrement usiné, en plus d’un plan de travail de faible épaisseur en afzélia massif.


Travaux d’aménagements

Il était souhaitable, tant qu’à rénover la cuisine entière, de remanier légèrement la pièce, et donc de faire disparaître l’ancienne cheminée, inutilisée depuis de nombreuses années.

J’ai donc construit une cloison adossée autour de celle-ci. J’ai recouvert mon ossature d’une plaque OSB de 12,5 millimètres d’épaisseur (en vue de l’accrochage de mes caissons de meubles bas, et éventuellement d’autres objets) puis de plaques de plâtre que j’ai finies à l’aide de plâtre pour application manuelle.

En faisant ça, je n’ai pas oublié de percer et d’ajuster mon bornier destiné à la table de cuisson. J’ai également tiré un câble suffisamment long pour celle-ci, en plus d’un câble destiné au four (car celui-ci est branché sur un circuit dédié).

Le plâtre sec, j’ai légèrement poncé la cloison pour obtenir une belle finition.


Choix du type de caisson

J’ai choisi le MDF pour réalisé mes caissons de meuble car il est plus facilement usinable que son cousin l’aggloméré, en plus d’avoir une plus forte densité et être meilleur marché.

De plus, l’utilisation de vis adéquate (Spax, pour ne pas les citer) permet le vissage dans les chants sans soucis.

Au niveau du soutien des meubles, j’ai choisi un socle en OSB de 18 millimètres d’épaisseur plutôt que quatre coûteux et frêles pieds en plastique. Le socle permet également un réglage à l’aide de cales, et assure une plus grande stabilité à la cuisine.


Pose et réglage des meubles

Après avoir posé et réglé mes socles de niveau et au décalage nécessaire vis-à-vis du mur, j’ai posé et ajusté mes meubles les uns à côté des autres. J’ai tiré les câbles nécessaires entre les lignes de meubles, en vue du raccordement électrique des électroménagers.

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Réalisation du plan de travail

Le plan de travail, ou plutôt les plans de travail, ont été réalisés en atelier.

Après m’être armé de paires de gants et de lunettes de sécurité, j’ai entamé le corroyage de 19 voliges en afzélia de largeur différentes. La qualité des pièces importées m’a permis d’enlever un minimum de matière (2 à 3 millimètres – 25 millimètres d’épaisseur finie), ce qui au final m’a permis d’avoir des plans fins mais stables.

Après un rainurage, j’ai encollé une languette en sapin pour deux voliges, et j’ai ensuite mis le tout sous pressage à la colle blanche.

Je conseille dans cet article sur les différents type de colle l’utilisation de colle polyuréthane pour l’encollage de bois exotiques; J’ai choisi ici la colle blanche car le bois est exclusivement destiné à être stocké à l’intérieur. Il n’y a en soit aucun risque d’exposition à une humidité prolongée, et le bois sera protégé par une huile; Ainsi, il ne devrait produire de mouvements dimensionnels.


Pose du plan de travail

Le traçage du plan de travail se fait au crayon, avec énormément de précision.

Tout d’abord, j’ai découpé à profondeur mes plans. Les meubles n’étant pas à égale distance des murs derrière eux, j’ai dû légèrement tricher et répartir le plus esthétiquement possible les jeux. Pour établir l’angle utilisé deux fausses équerres que j’ai ajustées jusqu’à trouver la moitié de l’angle du mur, soit deux fausses équerres côte à côte formant l’angle recherché.

Pour créer l’arc du large plan de travail, j’ai utilisé la technique de la corde : Un crayon au bout d’une corde, maintenue à un point fixe, permet de tracer des arcs de cercles. Je l’ai ensuite débité à la scie sauteuse avant de poncer le chant.

Les plans de travail coincés, j’ai vissé un panneau par dessous pour les maintenir serrés en collés l’un à l’autre.

Il a ensuite été nécessaire de détailler les encastrements des accessoires et électroménagers dans le plan de travail.

Idéalement, l’évier aurait dû se trouver plus à droite du plan; Malheureusement, il aurait fallu pour se faire condamner un tiroir ou changer le meuble.

 


Réalisation des façades

Comme dit plus haut, les façades, initialement prévues en MDF à peindre, ont été réalisées en multiplex surfacé de radiata pine, un pin sud-américain semblable à nos sapins indigènes.

J’ai très légèrement fraisés les bords d’un quart de rond avant de poncer ces panneaux à l’aide d’un grain très fin sur ma Festool Rotex.


Pose des façades

Après avoir foré les plots de charnières dans les façades, j’ai posé ces dernières, maintenues par des vis de 16 millimètres, avant de fixer l’ensemble dans les meubles.

L’idéal est de poser la porte directement là où elle doit être fixée; À défaut, les charnières réglables actuelles nous permettent un jeu d’environ 2 millimètres dans les 3 dimensions.


Huilage et finitions

J’ai finalement procédé aux finitions; Réglage des façades, vérification des électroménagers, et enfin huilage des façades, joues et du plan de travail.

Les pièces huilées bien sèches (3 à 4 jours pour l’huile naturelle de Galtane – ce qui dépend du pouvoir absorbant du support), elles seront polies à l’aide d’un grain pour carrosserie.


 

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